jeudi 8 novembre 2012

Djibouti dévoile ses ambitions touristiques

Encore méconnu des voyageurs, le pays veut devenir un lieu de villégiature. Parmi ses atouts, outre ses paysages et ses fonds marins, la jeune destination met en avant une série d'accords avec des compagnies aériennes et des chaînes hôtelières internationales.
Connu pour son port et ses bases militaires, Djibouti a décidé de mettre en avant la beauté naturelle de ses paysages et de ses fonds marins pour développer un secteur touristique qui ne représente encore que 2% de son PIB. « Les révolutions arabes ont bouleversé le paysage régional, avec un grand nombre de touristes qui ne savent plus où aller. Djibouti a donc une carte à jouer », estime Mohamed Abdillahi Waiss, le directeur général de l’Office de tourisme, venu à Paris fin octobre assurer la promotion de la jeune destination. Près de 60 000 visiteurs se sont rendus dans le pays en 2011 et la fréquentation a augmenté de 5% ces douze derniers mois après avoir déjà progressé de 197% depuis 2000. [B]Connecté au monde entier[/B] Le moment n’a jamais été aussi propice pour Djibouti qui peut désormais s’appuyer sur une desserte aérienne satisfaisante, avec les arrivées conjuguées ces derniers mois de Turkish Airlines et de Flydubai, la compagnie low cost d’Emirates. « A travers les hubs de Dubaï et d’Istanbul, nous sommes connectés au monde entier, à des tarifs très concurrentiels », assure le patron de l’organisme de promotion djiboutien, qui regrette qu’Air France « n’ait pas voulu jouer le jeu ». La destination est également en discussion avec Marriott, Accor, ainsi que deux consortiums qataris pour doper son offre hôtelière, concentrée aujourd’hui sur trois établissements de standards internationaux, entre le Kempinski, le Sheraton et le groupe allemand Bavaria. Les opérateurs privés peuvent s’appuyer sur le soutien des pouvoirs publics qui après avoir inscri le tourisme au rang des priorités économiques, viennent de mettre en place une loi foncière favorable aux investissements étrangers. Le gouvernement va également lancer en 2013 avec le soutien de la Banque mondiale, un vaste programme de valorisation de la zone côtière, inspiré de celui développé par les Égyptiens sur Charm el-Cheikh. Il investit également sur la constitution d’un pôle éco-touristique, autour d’un réseau intérieur de campements qui verra le jour d’ici à 2015. [B]Le marché de la croisière[/B] Autre piste étudiée de très près par Djibouti, le marché de la croisière, « avec près de 800 paquebots qui passent au large du pays chaque année », calcule Mohamed Abdillahi Waiss, qui compte sur l’arrivée prochaine d’un quai capable de les accueillir dans l’ancien port de la capitale. « L’objectif est d’attirer 300 000 visiteurs à l’horizon 2020 », annonce le directeur général de l’office de tourisme, dont la cible principale reste l’Europe occidentale, à commencer par la France qui représente chaque année près de 50% de la fréquentation touristique du pays.

lundi 22 octobre 2012

Le groupe algérien Cevital va investir 50 millions USD dans les infrastructures de pêche à Djibouti

Le géant algérien Cevital, spécialisé dans l'agroalimentaire, va investir 50 millions USD dans les infrastructures de pêche djiboutienne pour augmenter la production nationale et booster son exportation.
"Nous voulons que les Djiboutiens puissent consommer du poisson douze mois sur douze et qu'il soit mis un terme aux flambées de prix", a déclaré le ministre djiboutien de l'Agriculture, de l' Elevage et de la Mer, M. Mohamed Ahmed Awaleh, qui a annoncé la nouvelle de l'accord dimanche. "Cela fait un an que nous nous intéressons à votre pays. Nous avons engagé des démarches en ce sens avec les autorités de Djibouti qui nous ont très bien accueilli et je dois préciser que les facilités offertes par le gouvernement aux investisseurs, pas seulement à Cevital mais à tous les investisseurs, nous ont incités à investir", a rappelé pour sa part, le représentant du groupe algérien. Si la pêche djiboutienne qui est aujourd'hui artisanale s' apprête à prendre une dimension industrielle avec ce nouvel accord, la protection de l'environnement a été, selon les autorités djiboutiennes, un point important de cet accord. Le groupe privé algérien Cevital a des activités assez diverses mais c'est l'agroalimentaire qui représente l'essentiel de son chiffre d'affaires. Un chiffre d'affaires qui s'élève à 4 milliards de dollars pour cette année qui s'achève.

dimanche 21 octobre 2012

Pourquoi on fête Aid al Adha et on sacrifie un mouton ?

Aid El Adha est un rappel à l'engagement pris par Abraham (Père des croyants) avec Dieu. Cet engagement prescrit l'obéissance et la soumission les plus absolues à Dieu. En effet, Abraham ayant obéi Dieu dans toutes les circonstances, Dieu a voulu éprouver son niveau de soumission en lui demandant de sacrifier son fils unique qu'il a attendu pendant des décennies. Abraham après avoir consulté son fils, tous les deux ont accepté mais au dernier moment, Dieu par sa grâce miséricorde intervena en lui envoyant un agneau comme sacrifice au lieu de son enfant. Donc ce sacrifice de l'Aid est un renouvellement du pacte d'obéissance absolue.

A Djibouti, un hôpital financé par la Chine.....

Il a été inauguré ce jeudi. L’hôpital régional d’Arta, dans le Sud-Est de la République de Djibouti, se veut être un complexe ultramoderne. Petite particularité, il a été construit grâce au soutien financier de la Chine. Ce sont 128 lits, 7 grands services, notamment une maternité, un service de chirurgie ou de cardiologie, que comporte l’hôpital inauguré ce jeudi. Petite particularité, il a été en partie financé par la Chine, rapporte l’agence Xinhua. Des médecins chinois devraient d’ailleurs venir y travailler. Lors de l’inauguration, Ismaïl Omar Guelleh, le Président djiboutien a bien sûr fait part de son « immense gratitude » à la Chine pour l’aide apportée ainsi que sa « présence (aux côtés de Djibouti) dans les moments difficiles ». De son côté, l’ambassadeur de Chine à Djibouti, Zhang Guoqing, a affirmé que les « relations de coopération amicale » entre les deux pays s’étaient « bien développées ». Avant d’ajouter que les liens entre les deux Etats se caractérisaient notamment par une « confiance politique mutuelle » et un « partenariat économique et commercial gagnant-gagnant. » Un partenariat qui s’étend à des domaines extrêmement variés. Toujours selon Xinhua, un accord a par exemple été signé entre les deux pays, en août dernier, dans le domaine des médias. La Chine avait proposé à Djibouti de lui faire profiter de son expertise technique. Enfin, de manière générale, Pékin est également présent dans le BTP, l’ingénierie, l’industrie textile, le cuir, l’automobile ou encore l’hôtellerie de Djibouti, écrit Jean-Sylvestre Mongrenier, associé à l’Institut Thomas More, sur le site du monde.fr. Selon ce chercheur, en effet, Djibouti constitue pour la Chine un point d’entrée sur l’Afrique de l’Est. Celle-ci est d’ailleurs le première partenaire commercial du continent depuis 2009. Dans l’immédiat, d’autres projets de coopération devraient voir le jour entre la Chine et Djibouti, c’est ce qu’a annoncé, ce jeudi, l’ambassadeur chinois Zhang Guoqing. Une école devrait ainsi être construite à Balbala, quartier défavorisé de la capitale, grâce à l’aide de la Chine, ainsi que plusieurs forages en milieu rural. Des éclairages solaires pourraient également être installés.

samedi 20 octobre 2012

Plus 38 000 têtes de bétails acheminées chaque jour vers la Mecque passe par Djibouti

Cela paraît incroyable. Mais l’une des plus importante routes de l’approvisionnement en bétails du golfe arabique passe par la petite République de Djibouti. Ce bout de terre qui plonge ses racines dans le plus lointain passé de l’Humanité souvent décrie par les auteurs comme "un bout d’ enfer sur terre". Tant la nature est hostile ici. Un paysage lunaire où plateaux, failles et plaines encaissées se succèdent, au milieu de sombres blocs de basalte érodés et d’une végétation clairsemée d’arbustes et de buissons épineux. Pourtant, dans ce tableau apocalyptique, la vie réussie à fleurir dans bien que mal. L’élevage occupe une bonne place dans l’activité de la population rurale de Djibouti. Le secteur constitue un important facteur de développement pour l’économie nationale au vu de la demande croissante en viandes et lait du pays. Les éleveurs nationaux pratiquent un élevage extensif sur près de deux millions d’hectares du nord au sud du pays et au delà des frontières. Composé principalement de petits ruminants, le cheptel djiboutien est estimé à plus d’un million de têtes de bétails, 40. 000 Bovins et 50.000 camelins. L’élevage djiboutien est un élevage nomade qui représente 90% des activités du secteur rural. Il est essentiellement caractérisé par une mobilité aléatoire en fonction des pluies et des pâturages. L’élevage sédentaire est pratiqué autour des centres urbains et des points d’eau. Si l’on parle aujourd’hui d’élevage à Djibouti, c’est surtout pour son centre régional d’exportation. Autrement dit : le centre de quarantaine de Damerjog. Inauguré le 22 novembre 2006 par le chef de l’Etat djiboutien, le centre régional d’exportation du bétail est doté d’une clinique, d’une pharmacie, d’une salle d’autopsie, d’un abattoir avec chambres froides, d’un incinérateur et d’un laboratoire médical performant, lequel sera relié par un réseau intranet aux différentes parties du centre. La gestion de ce centre de quarantaine dont le coût total de la construction est estimé à 20 millions de dollars américain a été confiée à l’établissement Abu Yasser International. Car c’est le promoteur saoudien du nom de Qaed Mohamed Qaed Said Abu Yasser qui est à l’origine de ce projet. De renommée internationale et spécialisé dans ce domaine, cet établissement a également investi au Yémen, en Arabie Saoudite, en Egypte et plusieurs autres pays. Outre sa vocation première qui consiste à développer les échanges commerciaux et faciliter la vente du bétail entre les pays de la Corne de l’Afrique et ceux du golfe, ce centre de quarantaine assure surtout l’exportation des produits de bonne qualité à des prix compétitifs. Djibouti a crée ce centre en vue d’assurer la permanence et la continuité de l’exportation et de l’exploitation du bétail conformément aux exigences sanitaires et vétérinaires des pays importateurs. Chaque année, pas moins de deux millions de têtes de bétails transitent par ce centre de mise en quarantaine. Le gros de ce bétail provient de la Somalie, réputée être le plus gros réservoir de la région. Les statistiques disponibles font état de l’exportation de 139. 433 bovins, 1.400.233 ovins et 85.558 dromadaires rien qu’en 2010 vers les marchés de la péninsule arabique. L’année dernière, ce centre de quarantaine de bétails a acheminé 130.007 bovins, 1.056 051 ovins et 50.051 dromadaires vers ces mêmes pays. Avant son exportation vers le pays du golfe, le bétail passe un contrôle médical rigoureux. Au terme de cet examen, si l’animal est déclaré en bonne santé, le centre lui appose son label, ce qui signifie que la bête peut être expédiée. L’Arabie Saoudite demeure le premier client de ce centre de mise en quarantaine de Damerjog en cette période de pèlerinage qui sera marquée par la fête de sacrifice, où chaque pèlerin et chaque musulman doit sacrifier une bête. Et ce, pour honorer le sacrifice d’Abraham. En effet, en cette période de préparation de Haj, le centre de quarantaine de Damerjog achemine chaque jour quelques 35.000 têtes de bétails par bateau et 3.000 autres par avion au Royaume d’ Arabie Saoudite et plus précisément vers les villes de Médine et de la Mecque. Au centre, l’ambiance est électrique sous le soleil ardent. Il faut dire que le centre tourne à plein régime dans l’acheminement de têtes de bétail vers les Lieux Saints de l’Islam en Arabie Saoudite. C’est du 24heurs sur 24. Selon le Directeur des relations publiques du centre, M. Fares Omar Mohamed, depuis le début de ce mois, plus de 38.000 têtes de bétails sont envoyées chaque jour en Arabie Saoudite. "Ces envois massifs de bétails sont destinés au Hadj dureront deux semaines. Il est fort probable que ce nombre augmente. Et nous avons des impératifs de temps à respecter", a-t-il dit. "Le pic du besoin de nos clients se situe chaque année à cette même période de Haj. Nos attendons pas le dernier mois. Mais il y’ a un travail en amont. Une complémentarité entre nous et nos fournisseurs", nous précise M. Fares Omar, qui semble être très serein dans la relation qui le lien avec ses éleveurs venus d’ ailleurs. En effet, les éleveurs qui fournissent le centre de quarantaine en bétails viennent tous de la Somalie et de l’Ethiopie. Très peu de Djibouti. Pour y arriver au centre de quarantaine de Damerjog, situé au sud est de la capitale djiboutienne, certains parcours de milliers de kilomètres à pieds durant un mois et même parfois plus, avec leurs bêtes. C’est le cas de Farah Aline, cet éleveur de bovins de l’Ougaden. Du haut de son mètre vingt, l’homme qui semble ne porter que les os sous la peau, est un habitué du centre. "Quand j’ai appris l’ouverture de ce centre il y’a maintenant six ans par la radio, j’ai immédiatement pris la route avec mes bovins. Pour cette première aventure, j’avais décidé de ne prendre que 50 têtes. Même si le trajet est épuisant, je n’ai pas regretté. Parce que j’avais fais de très bonnes affaires. 50 dollars la tête, c’étais très intéressant. Depuis, je fais chaque année deux fois une livraison au centre. La plus importante, c’est toujours celle du haj. Celle de maintenant", dit-il, sourire aux lèvres. La période de Haj est également une manne financière pour les habitants du village de Damerjog, où le centre de quarantaine de bétails est situé. "En période de Haj, le centre multiplie ses activités. Les bétails proviennent de partout. La demande est très forte, pour la fête de sacrifice à la Mecque. Alors le centre recrute les gens du village pour des contrats d’un mois ou de quinze jours. Avec le chômage qu’il y’a, nous attendons tous cette période de pieds ferme", nous confie Aden Wais, un jeune habitant de cette localité.